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L’homme et son double ou l’homme aux deux visages.

Titre : « Lorenzaccio » | 252 pages

Auteur : Alfred De Musset

Edition : Pocket

Lorenzo de Médicis n’est certes pas au premier abord très attirant: débauché, cynique, lâche et même un peu proxénète  au service de son cousin Alexandre de Médicis qui parlant de lui a cette image le lendemain d’orgie ambulant.

Alexandre opprime Florence, enlévements, meurtres, bannissement des mécontents, et, Lorenzo est son partenaire, serviteur et bouffon.

Dans la rue, la révolte remue, un peu. Patriciens et peuple s’agitent, un peu… et d’un autre coté,

Philippe Strozzi, noble patriarche sollicité pour mener la révolte est un vieux philosophe, un homme de livres et d’études, il temporise.

Deux scènes vont révéler un autre Lorenzaccio. La mère et le fils. La mère évoque l’enfant puis l’étudiant qu’il fut avant, il y a longtemps.

« Cette nuit, dit-elle, un homme vêtu de noir venait à moi, un livre sous le bras, c’était toi Renzo ».

Autre scène ,Philippe Strozzi et Lorenzo, trés long tête à tête, Strozzi cherche le Lorenzo qu’il a connu, le Lorenzino brillant aux armes, studieux et franc, et se heurte au cynique et ironique d’aujourd’hui.

Enfin Lorenzaccio laisse apparaître le calculateur qui a préparé son acte car lui va agir seul. Et Philippe ne doit pas espérer que le peuple se saisira de l’opportunité par lui offerte.

Qui est vraiment Lorenzaccio?

Lisez la suite si vous souhaitez savoir ce que reflète ce personnage intrigant.

« Au coin de mon feu vint s’asseoir un étranger vêtu de noir qui me ressemblait comme un frère. »

« Ami, je suis la Solitude ».

     Nuit de décembre. Musset. 1835.